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NOTRE DÉMOCRATIE

La présentation des candidatures à l’élection présidentielle est soumise à l’obtention de 500 signatures d’élus, parlementaires, députés, sénateurs et députés européens, maires, présidents d’intercommunalité, conseillers départementaux et régionaux, de métropole, de collectivités d’outre-mer et représentants des Français établis à l’étranger. Au total, ce sont quelque 42 000 citoyens français, élus, qui ont la faculté de « parrainer » un candidat. On se dit que 500 sur plus de 40 000, c’est assez facile à obtenir.
Mais l’expérience montre que des obstacles, en particulier psychologiques et politiques peuvent survenir, qui menacent le caractère objectif de ce mode de pré-sélection par les élus.
Si on pouvait le pressentir depuis longtemps, on constate aujourd’hui que certains candidats majeurs, dépassant 10 % dans les intentions de vote (représentant donc chacun plus de 3 millions de suffrages potentiels) ne sont pas sûrs d’obtenir les signatures nécessaires.
L’observation de la progression des parrainages publiés par le Conseil constitutionnel en fait la preuve.
Il est ainsi possible (pas certain, mais possible) que certains candidats, représentant des courants majeurs dans la campagne électorale, se trouvent empêchés de se présenter faute du nombre de signatures nécessaire.
Nous croyons que cela ferait naître une crise morale d’une particulière gravité au moment où tant de courants d’opinion mettent en cause le contrat démocratique qui est une des clés de la cohésion de la nation.
La grave crise de défiance qui en découlerait rendrait notre société plus divisée encore qu’elle ne l’est.
L’élection présidentielle, clé de voûte de nos institutions, s’en trouverait, quel que soit le vainqueur, délégitimée et par là fragilisée.
Les raisons de cette grave difficulté sont connues : la publicité des signatures fait craindre aux élus que leurs concitoyens ne leur imputent non pas un parrainage, mais un soutien au candidat présenté.
Il faut donc une démarche qui protège ceux qui tout simplement exercent leur mandat démocratique par le parrainage.
En tant qu’élus de notre démocratie, nous devons être les garants de son bon et transparent fonctionnement.
Le collectif « Notre démocratie » réunit, de manière pluraliste, les élus soucieux du risque couru si certains des candidats principaux ne pouvaient pas se présenter.
Ils affirment que leur présence dans ce mouvement ne peut en aucun cas être assimilée à une appartenance à un courant politique ou au soutien à un candidat.
Cette démarche est transpartisane.
Si certains candidats majeurs étaient menacés d’être empêchés, ces élus se déclarent simplement disponibles pour participer à leur parrainage, dans un esprit démocratique et républicain.
Peut-être les candidats trouveront-ils sans difficulté les signatures nécessaires. Nous le souhaitons. Auquel cas, l’objet de ce mouvement de précaution deviendrait sans effet et cesserait aussitôt.
Mais si une telle situation venait à se produire, les membres du collectif « Notre Démocratie » s’engagent à participer à une réflexion partagée sur les modalités de répartition des parrainages, qui garantisse contre toute confusion partisane ou de soutien.

Si cette démarche démocratique vous intéresse, remplissez le formulaire de contact ci-dessous :

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